Samedi 19 février 2011 6 19 /02 /Fév /2011 20:26

 

A la Une des journaux, l'affaire de plagiat autour du ministre de la Défense Karl-Theodor zu Guttenberg et la situation dans les pays arabes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Guttenberg le terrestre » titre la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Copier purement et simplement un article de journal pour en faire les deux premiers paragraphes de la préface de sa thèse, soit la partie par excellence où l'auteur expose l'intérêt de ses recherches, c'est quand même très gros, note le journal. Et encore, c'est sans parler des dizaines de pages que le ministre a apparement directement empruntées à diverses publications sans crédit. Jusqu'ici, aucune des explications fournies par Karl-Theodor zu Guttenberg ne sont satisfaisantes. S'il ne trouve pas rapidement une parade crédible ou au moins élégante contre ces accusations de plagiat, sa carrière politique au plan national va se retrouver pour la première fois engagée dans une guerre de tranchées.

 

 

Pour la Süddeutsche Zeitung - le quotidien qui a dévoilé l'affaire - il n'y a pas l'ombre d'un doute : le ministre de la Défense est un plagiaire même s'il a probablement écrit la plus grande partie de sa thèse lui-même. Ce n'est pas tant son poste qui est en jeu mais bien sa popularité en tant qu'individu honnête, travailleur et consciencieux, estime le journal. Si Guttenberg est si intelligent et si moral que certains le disent et que beaucoup l'espèrent, alors qu'il présente clairement ses excuses aux personnes qu'il a plagiées. S'il continue en revanche de penser qu'il ne s'agit que de quelques notes de bas de page mal insérées alors il met en danger ce sur quoi il fonde essentiellement son existence, à savoir sa réputation. Pour le moment, il a seulement dit qu'il renonçait temporairement à son titre de docteur.

Le roi du Bahreïn, Hamad ben Issa al-Khalifa

Le roi du Bahreïn, Hamad ben Issa al-Khalifa

Die Tageszeitung se penche, elle, sur les raisons de la révolte du monde arabe. Une révolte qui ne connaît désormais plus de limites. Tunisie, Egypte, Jordanie, Yemen et maintenant Libye et Bahreïn... Les populations de ces pays luttent toutes pour la liberté, la dignité et les droits de l'Homme. Cependant, dans chacun de ces Etats, il existe un conflit particulier qui motive un potentiel révolutionnaire spécifique. Ainsi en Libye, on cherchera la raison de la révolte dans l'allure excentrique du clown Kadhafi qui musèle son peuple avec un mélange de suffisance brutale et de répression archaïque. Au Bahreïn, c'est plutôt le cocktaïl social et religieux explosif qui a déclenché le mécontentement. Les types de répression dans le monde arabe sont nombeuses. Elles divergent sur le plan politique, économique et religieux. En conséquence, la forme et le contenu, le moment et la cause des révoltes sont à chaque fois différentes. Ce qui est sûr en revanche, c'est que plus aucun régime ne peut être certain que les "journées de la colère" passent sans laisser de traces.

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Samedi 19 février 2011 6 19 /02 /Fév /2011 20:16

Quand la Berlinale se tourne vers l'Afrique

 

 

 

Jens Kattermann

A l'occasion de la présentation du film "Viva Riva" de Djo Tunda Wa Munga, à la Berlinale, la Fondation Heinrich Böll a organisé une discussion autour du cinéma en RDC et plus généralement en Afrique.

 

 

La 61ème édition de la Berlinale, le festival international du film de Berlin, se poursuit. Un festival où l'Afrique est assez peu représentée. A noter toutefois, dans la section Forum, le film "Viva Riva" de Djo Tunda Wa Munga.

La Fondation Heinrich Böll a profité de la présentation de ce long-métrage pour réunir des réalisateurs congolais et discuter avec eux des défis auxquels doit faire face le cinéma en République démocratique du Congo et, plus généralement, en Afrique.

Ecoutez ci-dessous le reportage de notre correspondante à Berlin, Audrey Parmentier.

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Samedi 22 janvier 2011 6 22 /01 /Jan /2011 22:50

Voici quelques sites par Jens Kattermann, qui vivait en Allemagne depuis longtemps et jouit maintenant de la belle vie à Paris

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Jeudi 13 janvier 2011 4 13 /01 /Jan /2011 14:28

Westerwelle affiche sa détermination

 

Le vice-chancelier et chef des Libéraux allemands s'étale en Une des grands quotidiens : en chute libre dans les sondages, il a tenté de redorer son blason à l'occasion de la traditionnelle rencontre de l'Epiphanie.

 

 

Comme tous les ans, écrit Die Welt, le FDP a utilisé la rencontre de l'Epiphanie pour afficher son unité, une mise en scène essentiellement dirigée vers l'intérieur du parti. Comme on pouvait s'y attendre, les fantasmes régicides exprimés ces derniers temps par les petits barons se sont dégonflés comme des baudruches : à l'aube d'une année électorale d'importance et au moment où les sondages frisent la barre des 5%, les Libéraux ne peuvent pas se permettre ce genre de plaisanterie.

Tout est dans la gestique 

Tout est dans la gestique

« Il bouge encore », titre la tageszeitung sur une immense photo bleue où l'on distingue, en bas à gauche, un Westerwelle minuscule, les bras en l'air et une expression déterminée. Une posture qui ne convainc pas le journal : tout le monde sait que les Libéraux vont mal. Guido Westerwelle a conduit son parti dans une impasse. Mais surtout, il a commis une erreur inacceptable en ne comprenant pas que le rôle de ministre des Affaires étrangères requiert un minimum de tact et de retenue. Fort de son succès aux dernières législatives, il a mis les pieds dans le plat des débats de politique interne. Et réussi ce qu'aucun n'avait réussi avant lui : devenir un chef de la diplomatie impopulaire.

Selon la Frankfurter Allgemeine Zeitung, le patron du FDP est en train de connaître le même sort que les entraîneurs de la Bundesliga. S'ils restent trop longtemps sans remporter de match, les grandes victoires du passé ne comptent plus. On met alors en doute leur méthode d'entraînement ou leur tactique et, à la fin, on affirme que l'entraîneur ne peut plus motiver son équipe. Dans la politique, il faut ajouter que les possibles successeurs sont dans les starting-blocs, au sein même du club. Lors du discours du secrétaire général du parti Lindner, souligne la FAZ, certains spectateurs ont été retenus par leurs voisins car ils manifestaient trop bruyamment leur enthousiasme.

Gerhard Gribkowsky 

Gerhard Gribkowsky

 Sur sa caricature, la Süddeutsche Zeitung nous montre Guido Westerwelle en patineur artistique, slalomant au milieu de scies aux allures d'ailerons de requins qui s'emploient à découper la glace autour de lui. Au loin, un jury représentant les membres du parti décerne ses notes : 5, 9, 6, 0... Le journal s'intéresse par ailleurs au « plus grand scandale de corruption en Allemagne » : un ancien dirigeant de la banque publique régionale BayernLB a empoché plus de 50 millions de dollars de commission dans la vente des droits commerciaux de la Formule 1. Pour la SZ, Gerhard Grobkowsky a fait preuve à la fois d'une audace et d'une bêtise incroyable pour avoir cru pouvoir s'en tirer. Mais il fait également un parfait bouc émissaire pour ceux qui siègent dans les conseils de surveillance et qui n'ont pas fait leur travail.

 

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Par OverBlog
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